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C’est un processus qui s’inscrit dans la prise de conscience, par chaque individu, des conséquences sur nos vies de la convergence du pic du pétrole, du changement du climat et, d’autre part, de la nécessité de s’y préparer concrètement. Il s’agit de mettre en place des solutions fondées sur une vision positive de l’avenir et qui visent à :

    réduire fortement, individuellement et collectivement, la consommation d’énergie d’origine fossile et nos émissions de CO2

    renforcer la résilience de nos territoires, leur capacité à absorber les chocs à venir, par une re localisation de l’économie (alimentation, énergie …)

    renforcer les liens, les solidarités et la coopération entre l’ensemble des acteurs du territoire

    acquérir les compétences qui deviendront nécessaires au renforcement de notre autonomie

 

Les petits gestes du quotidien ne suffisent plus !

Si l’on se focalise sur l’histoire du colibri, histoire bien connue et que l’on fasse le bilan : chacun contribue et le fait du mieux qu’il peut mais cela ne suffit pas car à la fin le colibri s’épuise et il meurt ! 

Le cabinet Carbone IV – premier cabinet conseil spécialisé dans la stratégie carbone – fait le constat : si chacun de nous a un comportement héroïque, cela représente le quart du problème. Les trois quarts restants ce sont les structures politiques, macro-économiques qui entraînent mécaniquement tout le monde. L’idée est de passer à l’étage supérieur qui est d’engager des réformes systémiques.

Prenons un.e citoyen.ne qui : 

    • Se douche au lieu de prendre un bain ou bien,

    • Se douche une fois par semaine,

    • Encore mieux, qui se lave au gant ! Généralisons à l’ensemble des citoyens.nes, ils.elles. deviennent responsables de 9% de la consommation d’eau sur la planète !

    • Les 91% restant ce sont l’industrie et l’agriculture. Le gâchis de l’eau dans l’agriculture c’est l’évaporation-transpiration : arroser le maïs en plein soleil !

Nous ne devons pas culpabiliser les paysans qui sont pris dans le système de la production intensive agricole avec les lois du marché sur les cours et l’endettement. Ils doivent produire, acheter les engrais, les pesticides et se mécaniser à outrance.

Les solutions : On progresse par étape. D’abord être d’accord sur le constat c’est-à-dire sur ce qui se passe aujourd’hui : la planète se réchauffe plus vite que ce que l’on imaginait avec une trajectoire à +5/+7° à la fin du siècle. À ce rythme la planète devient inhabitable particulièrement dans la zone comprise entre les deux tropiques. Les gens vont migrer ou mourir. Les migrations vont se dérouler au nord ce qui va provoquer des guerres et des famines  (un degré de réchauffement c’est 10% de rendement agricole en moins).

Un plan progressif en trois points : 

    stopper le réchauffement climatique c’est-à-dire stopper le déni, regarder la réalité.

    construire la résilience : c’est augmenter notre capacité à encaisser les chocs, les scientifiques disent que quoi que l’on fasse, ce sera +2° en 2040 ; les chocs seront là et le sont déjà : - 80% des oiseaux ont disparu en baie de Somme. - 60% de la population animale vertébrée a disparu dans les 40 dernières années. - Sécheresse, incendies sont des chocs considérables.

Il faut donc s’adapter c’est-à-dire pouvoir néanmoins produire de la nourriture plus proche de là où l’on habite pour éviter le kilométrage du bout du monde et qu’elle ne soit pas dépendante du réseau complexe de transports (train, avion, camion, bateau) pour l’acheminer sur le lieu de consommation.

Produire de l’énergie là où l’on vit et plutôt du renouvelable. Baisser notre consommation d’énergie et baisser la pression sur les éco-systèmes. Végétaliser les villes pour créer une climatisation végétale, arrêter de bétonner partout pour que les espaces absorbent les fortes précipitations, Retrouver une bio diversité animale (l’exemple des abeilles, plutôt que de mettre des ruches partout avec une seule variété qui est l’abeille mellifère qui va prendre les ressources de l’abeille sauvage, il faut mettre des plantes de variété différente et créer des fermes permacoles). La ferme du bec Hellouin étudie sur les abeilles. Conclusion : le milieu s’est enrichi et il y a plus d’abeilles que dans une réserve naturelle ; il y a beaucoup plus de vers dans le sol, de possibilités de stocker le carbone.

Il est donc nécessaire de créer des réserves naturelles de la bio diversité, pour créer plus de variétés d’oiseaux que dans une ferme traditionnelle.

Le rapporteur de l’ONU pour le droit à l’alimentation, Olivier de Schutter, a mis en évidence par une étude dans 68 pays et tout particulièrement dans les pays du Sud que l’agro-écologie peut multiplier les rendements par 10.

Il faut arrêter de détruire les forêts, les couper, première cause de disparition des espèces, car ce sont là où nichent les oiseaux en grande majorité pour cultiver le soja et le maïs pour nourrir le bétail. Ne pas manger de viande tous les jours et arrêter d’élever les animaux dans des conditions catastrophiques. Arrêtons de centraliser partout avec des zones commerciales immenses et des parkings géants.

    Régénérer. Les éco-systèmes doivent nous aider : replantons des forêts, des prairies marines, des mangroves, on recréera des habitats pour des espèces sauvages pour que la nature ait un effet positif sur tout ce qui va nous arriver à la fois le changement climatique, la disparition des espèces, la capacité de nous nourrir et prendre conscience que nous sommes la Nature. 

Nous sommes, nous les humains, dans l’éco-système de la Nature et nous devons trouver notre juste place, car nous sommes le Vivant.

 

Artisans du Mondes : 32 mesures du pacte pour la transition

La stratégie bas carbone

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