StopCETA2
Que menace le CETA ?

  •  Notre santé et l’environnement.
    - Les normes en matière de pollution, de sécurité alimentaire et de sécurité au travail sont considérées comme des « barrières non tarifaires », dit autrement, l’objectif est de les supprimer ou de les réduire fortement.
    - Le traité ne reconnait pas le principe de précaution ce qui induit la fin de politiques ambitieuses de protection des consommateurs pour lutter contre le changement climatique, la pollution de l’air……
  •  L’économie rurale et notre alimentation.
    - La suppression des taxes douanières agricoles (12.8% en moyenne) accélérerait l’industrialisation de l’agriculture des deux côtés de l’Atlantique et accentuerait la concurrence directe avec les producteurs canadiens au profit de l’agrobusiness. Par exemple, une ferme américaine est en moyenne 13 fois plus importante qu’une ferme européenne avec des standards de production et de consommation bien différents des nôtres (OGM, hormones de croissance, antibiotiques, carcasses animales chlorées).
    - L’arrivée de nouveaux OGM, et l’interdiction de produire des semences de ferme va accroître la mainmise des multinationales semencières sur notre alimentation.
  •  L’emploi.
    - L’expérience des précédents accords de libre échange est assez édifiant. Par exemple, des rapports ont montré que l’ALENA (Mexique, Etats-Unis, Canada) par le moyen des fusions/absorptions et le dumping social a fortement détruit des emplois dans ces trois pays : près d’1 million aux USA et, 5 millions d’emplois agricoles au Mexique depuis 1994. Il pourrait également amener à la destruction de 200 000 emplois en Europe dont 45 000 en France ! Méfions-nous des fausses promesses des partisans d’une croissance effrénée.
    * source : www.collectifstoptafta.org et dossier plaidoyer ADM.

  • Les services publics.
    - Le traité va donner la possibilité de mise en concurrence des entreprises canadiennes et des opérateurs publics au niveau local et national. La menace est forte sur certains transports, le service de la poste, les projets de nouvelles municipalisations de l’eau.

  • La démocratie.
    - Le traité introduit un changement de norme dans les prises de décision des pouvoirs publics et une libéralisation de secteurs économiques, sociaux ainsi que de la sphère privée.
    - Par l’intermédiaire de l’outil que représente le « forum de coopération réglementaire » (FCR), les lobbies industriels et financiers vont influer dans l’écriture des lois et de la réglementation au détriment de l’intérêt général. Les états pourraient être attaqués dans un système d’arbitrage privé dit « investisseur-état » par les multinationales afin d’obtenir des compensations financières si une réglementation venait à porter atteinte aux profits actuels ou envisagés de l’entreprise concernée ! A titre d’exemple, au Canada, la multinationale Lone Pine, exploitant le gaz de schiste, demande 250millions de dollars de réparation à cause du moratoire sur la fracturation hydraulique mis en place au Québec. Autre exemple, la société suédoise Vattenfall réclame 370 millions au gouvernement allemand suite à la décision de ce dernier de fermer deux centrales nucléaires suite à la catastrophe de Fukushima !
    - La volonté outre atlantique d’imposer un modèle économique basé sur la récolte et la vente de données personnelles risque de contrecarrer la mise en place d’un règlement européen sur la protection des données personnelles.

 

Ensemble, bloquons le CETA !

Quand chaque pays européen pense pouvoir jouer le jeu de la libre concurrence avec le Canada ou les Etats-Unis pour lui-même :
- La Grande Bretagne pour la « City »
- L’Allemagne pour son industrie exportatrice
- La France pour une plus grande ouverture des marchés publics américains, beaucoup d’entre nous seront perdants.
Si les députés européens ne le rejettent pas, il sera mis en application « provisoire » dès le mois de mars, en attendant la ratification par les parlements nationaux qui prendront des années.

* Comment nos Euro-Députés se positionnent : https://www.collectifstoptafta.org/ceta/europarl/


C’est le sens de la journée d’action européenne qui s’est déroulé le 21 janvier.